CHŒUR DARIUS MILHAUD Aix en Provence

Concerts le 30 Mars et le 31 Mars

4 mars 2019

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Le programme de ce concert vous fera découvrir:

The Company of Heaven de Benjamin Britten

Pièce rarement produite en France, dont l’interprétation sera exécutée avec l’orchestre de Chambre Aix Camerata du conservatoire de Musique d’Aix en Provence.

Cette cantate écrite à l’origine pour la radio (avec récitants)  sera  jouée dans une version réduite sans les textes parlés. —

Dates de composition : 8 août-22 septembre 1937. – 1re exécution : Londres, BBC, 29 septembre 1937. – 1re exécution en concert : Aldeburgh Festival, Snape Maltings, 10 juin 1989

 

La pièce rassemble des écrits sur les anges allant des sources bibliques à la poésie contemporaine. L’œuvre s’ouvre sur Introduction (mouvement 1), un mouvement orchestral décrivant le chaos avant la création du monde.
“The Morning Stars” (mouvement 2) est un mouvement choral qui s'inspire de l'œuvre de Joseph l'Hymnographe. 

La partie 2, “Les anges dans les saintes Ecritures”, commence par un passage parlé “Les anges ont été les premières créatures que Dieu a créées” de Thomas Heywood,
suivi de deux rencontres bibliques avec un ange, de Jacob en mouvement 3a (Genèse 28: 10-12, 16-17) et Elisha dans le mouvement 3b (2 Rois 6: 15-16), tous deux placés pour choeur et orgue.
puis le mouvement 3c pour soprano, choeur et orgue reflète l’annonciation à Marie (Luc 1: 26-28, 48).


Le mouvement choral 4 définit un hymne de l’archevêque Rabanus Maurus traduit par Athelstan Riley, “Le Christ la belle gloire des saints anges”.
Britten a ensuite retravaillé ce mouvement en une pièce pour voix, violoncelle et piano. Un orateur continue avec un autre texte de Roberts, “Et comme il était au début … la lumière triomphera”, menant au dernier mouvement 5 de la partie 2, “La guerre au paradis”.
Les versets du livre de l’Apocalypse (Apocalypse 12: 7–9 et Apocalypse 18: 1, 20) se déroulent de manière dramatique en tant que musique de bataille pour chorale et orchestre

La troisième partie, “Les anges de la vie commune et de notre mort” commence par le mouvement 6 pour soprano, choeur et orchestre, “Le paradis est ici”, de source inconnue..

Le texte du mouvement 7, destiné au ténor et à l'orchestre, est un poème d'Emily Brontë intitulé “Mille mille feux étincelants”. L’histoire suivante parle d’un garçon tué dans un accident et rencontré par son ange gardien, suivi du mouvement 8, une marche funèbre pour orchestre.

Le mouvement 9 sur le texte du psaume 91 (Psaumes 91: 1, 9-13), pour un choeur a cappella de texture vocale la plus dense, SSAATTBB. 

Le mouvement 10 est un mélodrame pour orateur et orchestre sur un passage du roman The Pilgrims Progress de John Bunyan, “Il est également sorti pour le rencontrer”, décrivant la réception de deux pèlerins au paradis.
L'oeuvre est terminée par le mouvement 11 pour les deux solistes, choeur et orchestre sur un cantique de Athelstan Riley, “Oh, anges du Seigneur, bénis le Seigneur “.

MOZART DIXIT MAGNIFICAT

Composé en 1774, le Dixit Dominus et Magnificat semble renouer avec l'esthétique baroque, comme en écho au style vénitien du XVIIe siècle. Il s'agit de la première de trois partitions composées par Mozart pour des vêpres solennelles pendant sa période salzbourgeoise. Contrairement aux deux autres, celle-ci n'est que fragmentaire, puisqu'elle ne contient que les prières placées au début et à la fin de l'office des vêpres : le Dixit Dominus (psaume 109) et le Magnificat (cantique de la Vierge Marie tiré de l'évangile selon saint Luc). 

Les grandes parties des deux textes bibliques sont soulignées par des changements de ton qui accentuent la solennité de l'ensemble. La majesté et l'allégresse qui en émanent sont dues pour une large part à la présence au sein de l'orchestre des deux trompettes et des timbales, mais aussi à la brillante écriture chorale elle-même, à la variété de laquelle contribuent les brèves interventions des solistes.

MOZART REGINA COELI

Le 28 mars 1771 Wofgang et son père remettent le pied à Salzbourg. Dès le mois de mai il écrit cette antienne à mariale pour le temps de Pâques, une œuvre importante stylistiquement proches des première Litanies de Lorette composées le même mois.Strusturée en 4 mouvements l'œuvre est dotée d’un orchestration riche.Le premier mouvement allegro est confié au seul choral.  Après une assez longue introduction instrumentale affirmant le Do Majeur deux thèmes , l’un dynamique que se partagent les violons l’autre legato que tiennent les cors. Entre le choeur avant la fin de la cadence ; “Reine du Ciel Réjouissez vous!” AlleluiaDans la tiédeur de cordes qu’avivent les flutes la voix du soprano solo s’élève, persuasive ” car celui que vous avez mérité de porter”La lumière a baissé dans le tamis des cordes , dans un accompagnement léger à contre temps le pathétisme du la mineur est donné au violon.Au soprano solo de devlopper la belle mélopée de la prière ornementale suppliant sur “ora pro nobis”L’allegro final très enlevé et brillant , atteste qu’au delà de l’invention  mélodique et de prolixité orchestrale, le travail véritable et profond sur le sens même du texte liturgique

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